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La scolarité en Nouvelle-Calédonie sortira-t-elle de son échec ?

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  • Publie par FranckFranck 8 Commentaires8 commentaires Comments
    Derniere Mise a Jour: 9 novembre 2009

    ens

    La scolarité en Nouvelle-Calédonie sortira-t-elle de son échec ? Une vraie bonne idée… (Par ARES et CONVERGENCE PAYS)

    Au moment où l’enseignement secondaire est sur le point d’être transféré aux institutions locales, alors même que dans son discours de politique générale Philipe Gomès, président du gouvernement, faisait l’unanimité en lançant l’idée d’un audit sur l’enseignement, l’Ecole saura-t-elle se remettre en question ?

    Un certain nombre de chercheurs de la société civile, de professionnels et de responsables de parents d’élèves s’attendent à l’établissement de constats réels concernant les dysfonctionnements du système éducatif actuel révélés par diverses études et des faits sociaux évidents.

    L’espoir est grand tout autant que l’urgence. L’espoir en un système éducatif plus proche des réalités culturelles locales et de la réalité de l’enfant d’aujourd’hui. L’urgence de mettre à plat les problèmes récurrents et de repérer les responsabilités, voire les irresponsabilités, des uns et des autres, dans ce qui a été fait jusqu’à présent et qui continue à être fait en matière de scolarité, d’éducation et de formation.

    Des erreurs à éviter…

    L’idée de cet audit est intéressante, mais son traitement peut se révéler contre productif.

    En effet, si les personnes en charge de cet audit sont parties-prenantes du système actuel, si elles sont issues de ce système, si elles en ont pris part et en conservent encore quelques responsabilités morales, nous avons fort à parier qu’elles renonceront pour une grande part à entrer dans une critique frontale du système. En effet, n’est-il pas illusoire de demander aux garants du système éducatif de s’autocritiquer ? Pourquoi ces mêmes responsables se sentiraient-ils engagés maintenant alors même que sous leurs directives l’Ecole, depuis si longtemps, reproduit des fonctionnements inadaptés.

    Néanmoins, garantir cet audit par des personnes extérieures, des experts venus de métropole, dégagés de tous enjeux locaux est-il préférable ? Cela s’est fait par le passé et qu’a-t-on pu constater ?

    Nous avons pu constater que ces experts n’ont pas réussis à prendre en compte les réalités socioculturelles locales. Comment l’auraient-ils pu en quelques semaines de présence sur le Pays ? De plus, une fois le travail d’expertise réalisé, une fois les experts payés et rentrés chez eux, les citoyens n’ont pu avoir que de brefs extraits de ces travaux, toujours les plus consensuels, qui, du reste, ont peu ou pas donnés de suites pragmatiques. A ce propos, une pétition circule déjà dénonçant les limites de ce procédé.

    L’opportunité de permettre à cet audit d’être réalisé correctement a toutefois été offerte au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Suite à un courrier à monsieur Gomès et après un entretien avec monsieur Constant, le président d’ARES a proposé de superviser cet audit. L’intérêt étant que cet audit soit réalisé premièrement par des néocalédoniens engagés dans la lutte contre l’échec d’une certaine scolarité, deuxièmement par des personnes détachées de tout intéressements ou contingences institutionnels ou systémiques et troisièmement pourvu des savoirs et des pratiques universitaires prérequis à la mise en place et au suivi de l’audit.

    Ce n’est en effet que sous cette triple légitimité que cet audit sera réellement productif  et non un effet d’annonce politique.

    Un engagement citoyen…

    Un travail exploratoire à la fois théorique et méthodologique a déjà été entrepris par plusieurs citoyens réunis en association qui ont à cœur de faire avancer les choses. Ces travaux et réflexions, que le gouvernement joue le jeu de l’ouverture ou non, seront finalisés dans un rapport rendu public soit sous forme d’articles soit sous forme de conférences.

    Le problème de l’enseignement, de la formation et de la scolarité en général est trop important pour que cet état des lieux, cet audit ne soit pas fondamental quitte à bousculer certaines idées reçues, certaines pratiques et quitte à mettre les uns et les autres face à leur responsabilité dans l’échec de tout un système. Sans quoi, c’est toute une génération supplémentaire d’enfants qui seront sacrifiés sur la table des compromissions. Le destin commun s’enracine dans une école pour tous.

    ARES Association Analyse et Recherche sur l’Enseignement et le Social

    CP Convergence Pays

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  1. #1
    Vote -1 Vote +1Tom Varennes

    novembre 9th, 2009 at 16:25

    « l’Ecole saura-t-elle se remettre en question ? »
    Oui. Dixit le discours de politique général : « un grand débat territorial sur l’école dans le Nord, dans le Sud, dans les Iles, qui pourrait servir de base à un vrai projet éducatif calédonien »
    « voire les irresponsabilités, des uns et des autres, dans ce qui a été fait jusqu’à présent »
    Explique ?
    « En effet, si les personnes en charge de cet audit sont parties-prenantes du système actuel… nous avons fort à parier qu’elles renonceront pour une grande part à entrer dans une critique frontale du système »
    Les personnes en charge des audits précédentes sont des Inspecteur Généraux de l’éducation nationale à la retraite. N’étant plus dans le système – mais le connaissant – on peut estimer que leur objectivité n’est pas mise en doute.
    « Cela s’est fait par le passé et qu’a-t-on pu constater ? »
    Que les résultats des études corroboraient celles effectuées en NC par les services de l’éducation des différentes institutions du territoire. Comme quoi. Mais en NC, généralement, on aime bien qu’on nous dise ce que l’on a déjà dit nous-mêmes.
    « Les citoyens n’ont pu avoir que de brefs extraits de ces travaux, toujours les plus consensuels »
    L’intégralité du diagnostic du système éducatif calédonien est en ligne depuis plus d’un an sur le site du Vice-rectorat (www.ac-noumea.nc)
    « L’opportunité de permettre à cet audit d’être réalisé correctement a toutefois été offerte au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie… le président d’ARES a proposé de superviser cet audit »
    Le Président d’ARES a certainement de nombreuses qualités. Je ne suis personnellement pas persuadé que celles-ci dépassent, dans le domaine de l’éducation, celles des Inspecteurs Académiques calédoniens, ou celles d’Inspecteurs Généraux métropolitains.
    « Un travail exploratoire à la fois théorique et méthodologique a déjà été entrepris par plusieurs citoyens réunis en association qui ont à cœur de faire avancer les choses »
    Je vous encourage donc à vous mettre en rapport avec le Gouvernement afin de participer au débat éducatif sur l’école de 2010. Toutes les propositions et évaluations diverses doivent être étudiées avant d’élaborer un projet éducatif pour les 15 ans à venir.
    « Le destin commun s’enracine dans une école pour tous »
    Absolument. C’est pour cela que les susceptibilités des uns ou des autres ne doivent pas occulter l’énorme travail de fond qu’il faudra fournir l’année prochaine.
    Cordialement,
    Thomas Varennes.

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  2. #2
    Vote -1 Vote +1coco

    novembre 9th, 2009 at 17:39

    # 1
    « Les personnes en charge des audits précédentes sont des Inspecteur Généraux de l’éducation nationale à la retraite. N’étant plus dans le système – mais le connaissant – on peut estimer que leur objectivité n’est pas mise en doute. »

    Et c’est, je crois le contraire de ce qu’il faut faire, en effet comment peut-on imaginer que des gens issus d’un système soit en mesure intellectuellement de remettre en cause ce système ??
    De plus si le modèle français d’enseignement était le meilleur ou tout au moins parmi les meilleurs au monde ça pourrait se justifier mais c’est bien loin d’être le cas.
    Alors pourquoi ne pas faire comme dans le domaine social et voir un peu ce qui se fait ailleurs, là où les enseignements sont performants, ce serait là un vrai acte de décolonisation.

    « Toutes les propositions et évaluations diverses doivent être étudiées avant d’élaborer un projet éducatif pour les 15 ans à venir. »

    Pitié, justement ne nous enfermons pas dans des cadres restrictifs et à trop longue durée, mais gardons notre capacité à la réaction, il n’y a qu’à voir les programmes votés il y a deux ans et qu’il faudrait déjà changer.

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  3. #3
    Vote -1 Vote +1jacques

    novembre 9th, 2009 at 19:04

    comme vous l’avez souhaité, l’enseignement aussi ve denevir local…..ça promet, tout comme le corps médical et autres services de secours, vive l’emploi local et le racisme politique local (droit de vote entre autre)
    Bref on n’a pas fini de rire !!!!

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  4. #4
    Vote -1 Vote +1fredy Gosse

    novembre 10th, 2009 at 2:12

    1/ l’Education nationale produit d es résultats contrastés suivant les zones d’éducation en métropole
    2/ il n’est pas possible dans le système actuel et même futur d’y apporter des changements « bouleversifiants » puisque le personnel est issu des mêmes moules et que les programmes ne peuvent être changés qu’ à la marge puisque les diplômes doivent avoir l’équivalence des diplômes nationaux ( vaut mieux sinon un bac valeur Boulouparis ;hors du récif Malinovski ça vaudra pas bezef)
    conclusion quelques soient les critiques vis à vis d’une Education nationale qui n’en manquent pas ;on doit constater que le problème vient naturellement des enseignés .Quand les parents maîtrisent mal la langue Française,quand ils ne voient pas trés bien l’avantage de faire des études poussées alors qu’un petit boulot manuel de la progéniture aiderait bien à faire bouillir la marmite familiale,quand l’environnement extérieur pousse plus à faire du sport que de rester scotcher sur un devoir scolaire,quand les jeunes fille sont en fleur plus tôt qu’en métropole comment ne pas avoir envie de les cueillir au lieu d ‘apprendre des choses qui ne concernent absolument pas l’environnement immédiat local
    En réalité et sauf exception ce sont tous les établissements qui devraient être classés en ZEP avec soutien scolaire massif en Français

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  5. #5
    Vote -1 Vote +1goha

    novembre 10th, 2009 at 6:59

    En tant qu’enseignant du primaire je suis (et l’avis est partagé par de nombreux collègues du primaire)100% d’accord avec ce qui est dit par coco.
    Pour ce fameux « audit » l’avis des enseignants du terrain n’a été relevé que lors d’une réunion pédagogique organisé sur tout le territoire un mercredi matin pendant 3 heures.
    N’est-ce pas formidable ? Pourtant qui mieux qu’un instit ou un prof qui a les enfants face à lui , qui côtoie les parents d’élèves, qui travaille avec les partenaire quotidiennement peut mieux exprimer les besoins, les changements à apporter !

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  6. #6
    Vote -1 Vote +1coco

    novembre 10th, 2009 at 12:20

    #4
    1)Les résultats sont contrastés à cause du public concerné pas grâce à l’action de l’éducation nationale, en clair dans les zones « privilégiées », les résultats sont bons, ailleurs c’est plus difficile. On peut faire le même constat ici.On sait bien que des élèves doués apprendront toujours quelque soient les enseignants ou les méthodes.

    2)Si on ne peut changer les programmes ou pas trop et je suis d’accord avec ça, en revanche je crois que reprendre les mêmes structures que celles de métropole est une erreur.
    Nous pourrions essayer d’être un peu plus imaginatifs et surtout éviter les plus gros défauts du système français qui est aujourd’hui incapable de se réformer.
    Il faudrait peut-être que nous remettions en cause le collège unique, que nous valorisions véritablement l’enseignement technique et surtout que nous donnions aux établissements une réelle autonomie dans tous les domaines avec de vrais chefs d’établissement au primaire comme au secondaire.
    Bref, il est à craindre que si nous nous contentons de faire le copier coller d’un système français à bout de souffle nous ne fassions qu’aggraver les problèmes que l’on connait déjà.

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  7. #7
    Vote -1 Vote +1tardy

    novembre 11th, 2009 at 16:36

    audit – pétition – colloque – débats – conférence – séminaire – symposium – calédonien – pays – adapté – inadapté …

    Toujours la même impuissance et la même soupe tiédasse.
    L’éternel retour de la soupe des donneurs de leçons et des conseilleurs pas payeurs mais bien payés.
    Par ici la même bonne soupe où les incompétents et les impuissants s’engraissent quand même à grosses louches de bla-bla.

    C’est fou la comparaison des dizaines de synonymes qui correspondent à « discussions » et des rares équivalents qui correspondent à « action ».

    Il y a d’excellents résultats dans différents secteurs de l’éducation en NC.

    Le tout est de se demander si ce sont les enfants qui doivent s’adapter à l’enseignement où c’est l’enseignement qui doit s’adapter aux enfants.

    Dans la dernière hypothèse, pas la peine de colloque ou d’audit !
    Il suffit de ressortir le bon vieux modèle des EPK de Canala ou d’Ouvéa !

    Tardy.

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  8. #8
    Vote -1 Vote +1audrey

    décembre 22nd, 2009 at 13:35

    bon alors l’école en calédonie n’est pas parfaite tout comme le modèle français qu’elle représente mais de là à changer du tout au tout il ne faut pas exagérer.
    premièrement pour que nos enfants soient performants ce n’est pas la peine de faire une école au rabais en diminuant constamment nos exigences (je sais de quoi je parle je suis prof). Il faut surtout investir les parents dans leur rôle d’éducateurs car je vois malheureusement trop de parents complètement absents dans l’éducation de leurs enfants.
    le pb n’est pas de faire une école plus locale ou pas (on a déjà adapaté les programmes ), mais de se demander ce que l’on attend de notre système éducatif. Est-ce qu’on continue à se regarder le nombril comme on le fait depuis toujours ou est-ce qu’on fait de nos élèves des citoyens calédoniens mais surtout des citoyens du monde. des élèves bien dans leur baskets, fiers de leurs cultures et ouverts sur le monde ou comme je le vois trop souvent chacun dans son petit monde ou on ne veut pas se mélanger ou on s’insulte parce qu’on aime pas les wallis les kanak ou les blancs on va aller loin comme ça

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